Réveil
Le Serpent qui dansait aux ailes éployées
Virevolte et son cœur garde ton goût sucré
Il respirait encore ton odeur si muscée
De sa langue caresse les profondeurs nacrées
Nâdir de ton être la caverne enchantée
Se lovant dans tes bras humide il sussurrait
Les secrets oubliés les paroles sacrées
Promesses d'un éden d'un paradis ancré.
Sifflement vaporeux, bavardages oiseux
Porte indisciplinée persiste à s'ouvrir
Au froid, au vent, aux gens qui viennent là quérir
Tabac, café, alcool en ce bar populeux.
Vieilles qui jacassent devant des vieux fébriles
Des piliers de comptoir qui parfois s'égosillent
Aboient comme des chiens devant le Parisien
Sages qui s'ignorent écrivent pour le bien.
Des enfants innocents franchissent parfois le seuil
De ce temple ô merveille où se brise l'orgueil
Sous l'auspice d'un écran aux images bigarrées
Tubes en folie , parfums de nostalgie
Pétris de bavardages, brouhaha sacré
Qui a tu la fumée, la soirée renaît
Qu'il est étrange alors ce puissant égrégore !

