Prodiges d'Eliumangar & d'Elohel
O flot d'éternité, ô profondeur des âges
Réveille donc l'écho de la geste des mages
Appelle le souvenir, Royaume aux présages
Dissipe les nuées, masse les images ;
Fabela la neuvième Ondine au cœur parfait
Qui de l'inspiration imprègne son archer
Le monarque au cœur pur régnant d'éternité
Trois Dieux initièrent, firent Gardien de Clé,
Elu des Elohims souverains du Soleil
Répandent puissance, illuminent, émerveillent,
Eliumangar le Grand veille les océans
Unifie les contrées forme continent
Ceignant Triple Couronne et son heaume magique
Il mena tous les clans à la bataille éthique.
A l'assaut des Grands Trolls aux neuf têtes bêlantes
Il conduisit l'armée des sorciers et antes
Des prêtres de Lumière, fées toutes charmantes,
Enchanteurs des montagnes sous pluie battante
Chamans des marécages, des âmes vaillantes ;
Tous se précipitaient pour repousser les monstres
Qui ne dormaient jamais et se moquaient des autres
Sur leur cuir se brisaient tous les sorts et les charmes
Rien n’atteignait ces créatures sans âmes.
Lors le prince Elohel âgé de treize années
Brandit l'épée de force au filament doré
Le joyau enchassé adombra le puîné
Auréolé de gloire il arma son épée
Virevoltant dans l'air il tranchait et frappait
L'hydre des têtes trolles chut dans l'éthéré ;
Le prince adolescent fut ensuite acclamé
Aide de camp devint de son Roi tant aimé.
Deux ans avaient passé, Elohel commandait
A tous les chevaliers du Roi tous rassemblés,
Du Hârnar éveillé, eau, terre jaillissaient
Lac tranquille endiablé du volcan expurgés
Grotesques diablotins sur la lave glissaient
Déversant la terreur sur les âmes effrayées.
De haulte magie grande Eliumangar agit
Ses deux mains il ouvrit doucement sans un bruit
Borée, Zéphyr, Matine entendirent son cri
Qui vibre vivement et à lui répondirent
Consignes insignes de produire la myrhe
Qui endigue l'igné et ses monstres terribles
Le pouvoir de la glace muraille indicible
S'élevant dans les airs brisant l'élan actif
Des démons d'Ar-i-Mâhn expulsés de sa Griffe.

